La nouvelle génération de producteurs qui réinvente le café

Au Honduras, au Nicaragua et au Pérou, des milliers de jeunes transforment la culture du café avec agroforesterie, variétés innovantes et commerce direct.

L’exode rural touche de nombreuses régions caféières. Les prix instables découragent les vocations. Pourtant, une relève inattendue émerge.

Au Honduras, au Nicaragua, au Pérou ou en Tanzanie, des milliers de jeunes reprennent les fermes familiales. Mais pas n’importe comment. Ces nouveaux caféiculteurs tournent le dos aux méthodes héritées de leurs parents et grands-parents, celles de l’intensification à tout prix et de la monoculture en plein soleil.

Leur approche ? Remettre les arbres au cœur des plantations. Adopter des variétés plus résilientes face au changement climatique. Tisser des liens directs avec les torréfacteurs pour garantir des revenus stables et justes.

Cette génération ne se contente pas de cultiver du café. Elle reconstruit toute une filière sur des bases durables et équitables, en alliant savoirs ancestraux et innovations scientifiques.

Au Honduras et au Nicaragua, des jeunes reprennent les fermes familiales autrement

Au Honduras, environ 100 000 familles vivent de la culture du café. C’est le premier producteur d’Amérique centrale, avec 30 % de sa production classée en café de spécialité. Mais depuis quelques années, une tendance se dessine : la relève agricole refuse de reproduire le modèle intensif.

Au Guatemala et au Nicaragua, des jeunes producteurs reprennent les fermes familiales en agriculture biologique, permaculture et biodynamie. Ils s’émancipent de l’industrie agrochimique et des labels qu’ils jugent dépassés. En 2013, douze jeunes caféiculteurs nicaraguayens ont décidé de renouveler leurs plantations selon des principes agroécologiques. Aujourd’hui, des dizaines d’autres suivent leur exemple.

Au Pérou, où 70 % des cafés produits sont certifiés bio, cette transition s’inscrit dans une tradition déjà bien ancrée. Ces jeunes agriculteurs partagent une même motivation : produire un café de qualité tout en préservant l’environnement et en assurant leur autonomie économique.

Un homme travaillant dans une plantation de montagne brumeuse.

Les arbres reviennent dans les plantations de café

L’agroforesterie protège les caféiers du changement climatique

La monoculture en plein soleil a longtemps dominé la production mondiale. Mais elle montre ses limites. Les caféiers, arbustes d’origine forestière, souffrent des températures extrêmes et des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents.

L’agroforesterie propose une alternative : cultiver le café sous l’ombre d’autres arbres. Cette méthode reproduit l’écosystème naturel du caféier. Les arbres d’ombrage régulent la température, protègent les sols de l’érosion, maintiennent l’humidité et favorisent la biodiversité.

Les plantations agroforestières résistent mieux aux stress climatiques, les sols restent fertiles plus longtemps, et la faune auxiliaire trouve refuge dans ces systèmes diversifiés. Moins de maladies, moins de besoin en intrants chimiques.

Des cerises de café rouges dans une plantation ombragée.

Des variétés hybrides de caféier qui produisent mieux avec moins de pesticides

Longtemps, l’agroforesterie a été freinée par un problème : les variétés traditionnelles d’arabica ne produisent pas bien sous ombrage.

Des chercheurs du Cirad, en collaboration avec des partenaires en Amérique centrale et en Afrique, ont développé de nouvelles variétés hybrides adaptées à l’ombrage. Starmaya, CentroAmericano, Evaluna et Mundo Maya sont testées depuis plusieurs années au Nicaragua, au Costa Rica, au Cameroun et au Vietnam.

Les résultats sont impressionnants. Ces hybrides affichent des gains de productivité de 10 à 20 % par rapport aux variétés traditionnelles. Leur résistance accrue aux maladies permet de réduire l’utilisation de pesticides de 15 à 20 %.

Pour les petits producteurs, c’est une révolution. Moins de coûts en intrants, des rendements stables, une meilleure qualité gustative. La variété Starmaya peut même être multipliée par graines plutôt que par bouturage coûteux, la rendant accessible aux exploitations familiales.

Le commerce direct de café garantit des revenus justes aux producteurs

Produire mieux ne suffit pas. Encore faut-il pouvoir vivre décemment de son travail. C’est là qu’intervient une innovation organisationnelle : les clusters agroforestiers.

Le principe est simple. Des groupes de producteurs s’organisent pour vendre directement aux torréfacteurs, en supprimant les intermédiaires. Un cahier des charges est négocié en amont : variétés plantées, méthodes de culture, procédés de transformation, et surtout, prix d’achat garanti.

Au Nicaragua, un cluster pilote regroupe 80 producteurs sur 1 300 hectares en agroforesterie. Ce modèle assure une traçabilité totale, du grain à la tasse, et garantit une répartition équitable de la valeur ajoutée.

Pour les jeunes caféiculteurs, cette relation directe change tout. Les prix ne fluctuent plus au gré de la bourse du café, les revenus deviennent prévisibles, et l’investissement dans le renouvellement des plantations devient possible. Cette approche attire de plus en plus de torréfacteurs européens soucieux de sécuriser leurs approvisionnements en café de qualité tout en soutenant des pratiques agricoles durables.

Deux hommes se serrent la main dans une plantation de café.

Ces producteurs cultivent les cafés bio de Café 9|38

Nos cafés sont le fruit direct de cet engagement. Notre Espresso Bio, composé à 80 % d’arabica du Nicaragua et du Mexique et 20 % de robusta de Tanzanie, provient de fermes certifiées bio et Fairtrade. Ces caféiculteurs appliquent les principes d’agroforesterie et cultivent des variétés adaptées à ce mode de production.

Notre Lungo Bio, 100 % arabica du Honduras, du Pérou et de Tanzanie, reflète également cet engagement. Les producteurs honduriens font partie de cette nouvelle génération qui allie tradition et innovation pour produire un café aux notes de caramel et d’amandes torréfiées.

En Tanzanie, les fermes familiales privilégient des méthodes respectueuses de l’environnement et des écosystèmes locaux. Tous partagent les valeurs que nous défendons : respect de l’environnement, commerce équitable certifié par Max Havelaar, et torréfaction artisanale en Suisse.

Des mains tenant des cerises de café rouges sur une branche.

Une relève qui transforme chaque tasse de café en acte d’engagement

La nouvelle génération de producteurs prouve qu’un autre modèle est possible. Un modèle où qualité gustative, viabilité économique et respect de l’environnement se renforcent mutuellement.

En choisissant un café bio et équitable comme ceux de Café 9|38, vous soutenez directement ces jeunes caféiculteurs qui réinventent la filière. Votre tasse devient un geste concret pour une agriculture durable, des revenus justes et des écosystèmes préservés.

Découvrez nos cafés et rejoignez ce mouvement qui place l’humain et la nature au cœur de chaque grain.

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Fort de plus de 50 ans d’expérience dans le domaine du café en Suisse, Café 9|38 a accumulé un savoir-faire précieux que nous sommes ravis de partager avec vous pour enrichir vos connaissances sur le café.

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